Live Report : LES WAMPAS + KAMARAD

A chaque venue dans les Vosges, Les Wampas sont sûrs de faire sensation dans des salles remplies à craquer. Comme d’habitude, ce fut le cas. Retour sur cette soirée punk’n’roll ouverte pour les alsaciens de Kamarad.

 

KAMARAD

Post-punk minimaliste, Kamarad ne fait pas dans la dentelle. On peux qualifier ça d’un gros mélange entre The Cure, Sonic Youth et Joy Division, avec une attitude DIY et un son propre a eux. Les morceaux sont de grosse montées en puissance qui finissent sans un déluge de décibels, à coup de larsen et autres mal-menage d’amplis. Une ouverture plutôt décousue avant l’arrivé du roi Didier Wampas et sa troupe.

 

LES WAMPAS

On a beau y aller plusieurs fois, un concert des Wampas c’est toujours une expérience tout sauf ennuyeuse et on en ressort toujours avec le sourire. Un an après la sortie de leur dernier album Evangelisti et le recrutement du jeune Effelo à la guitare, le groupe est désormais rodé et ça se sent. La performance n’as pas changé, pourtant il ne se passe jamais la même chose d’un concert à l’autre. On ne change pas une formule qui marche. Même si les nouveaux morceaux marquent un virage plutôt dissonant à ce que le groupe avait l’habitude de proposer, on les dissocie à peine des anciens lors du concert.

Pas d’accoutrement improbable pour Didier Wampas ce soir. Il enflamme son passage sur scène sans se poser de questions, comme à son habitude. On se demande quel est le secret de son énergie qui n’as pas faiblie depuis plus de vingt ans. Et vas-y que je monte sur le public, sur le balcon, que j’te retourne le retour, que je saute partout et que j’te fais un solo pourri, ici c’est sans fioritures, on y va et c’est tout. C’est ce qui a fait et qui fait encore le succès du groupe à l’heure actuelle. Esprit punk par excellence, la musique des Wampas a été influencée par Patrick Juvet et The Clash une journée de mars 78 en pleine banlieue parisienne.

Le public était chaud bouillant, même pendant les morceaux que l’on ne pourrait pas qualifier de « tubes ». J’ai l’impression que c’est le cas à chaque fois que le groupe passe dans les Vosges. Didier fera même faire un wall of death au public, qui marchera du feu de dieu.
Setlist composée de classiques comme de moins classiques, on ne peux nier que le concert est passé vite. Didier terminera épuisé sur un canapé en plastique au bar après avoir couru au travers du public dans les moindres recoins de la salle. Bravo les Wampas, une belle leçon de rock n roll !

 

Auteur : Loïc PETITNICOLAS 

 

Photos : Gilbert Ficsher

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *