Live Report : KADAVAR + DOG’ N’ STYLE

Ils étaient attendus, les allemands. Après la sortie de leur dernier opus, Rough Times, Kadavar est parti défendre ce disque sur la scène de la Souris Verte devant + de 300 personnes. L’ouverture était assurée par les spinaliens de Dog’ N’ Style, qui ont entamé leur nouvelle tournée sur la même scène que les Allemands. Autant dire que cette soirée, rock n roll était attendue à souhaits. Alors, qu’en était-il ?

 

DOG’ N’ STYLE 

Le heavy rock n roll de Dog’ N’ Style n’as pas fini de faire parler de lui. Première date de la tournée, et on dirait que le groupe n’a jamais arrêté. Le fait qu’ils soient chez eux a du les aider à se remettre dans le bain, sans mettre de coté le talent des musiciens qui ont des centaine des dates et des milliers d’heures de répétition derrière eux. Les titres s’enchaînent et font mouche, le son est aux petits oignons, même si « un peu trop metal pour du rock », selon certaines personnes présentes dans la salle ce soir la. 

Ce que l’on remarque directement dans les concerts de Dog’ N’ Style, c’est la présence scénique des musiciens. Tout le concert est ultra vivant. Ça bouge dans tous les sens, ça secoue la tête en rythme, on se demande à quoi ils carburent ! Ça ne s’arrête jamais. Cest ça qui fait plaisir et qui démarque le groupe par rapport à la scène. Mention spéciale a Boub le batteur, ultra vivant, qui se sert de la totale indépendance de ses membres pour agrémenter son jeu de mouvements stylés et de lançage de baguettes en toute aisance. En un seul mot : la classe.

 

KADAVAR 

Suite à la sortie de leur album  Berlin en 2015, les avis sur les performances de Kadavar étaient assez mitigés. Je ne m’attendais donc à rien de spécial à part du bon vieux rock n roll vintage et old school comme le groupe à l’habitude de donner depuis sa formation. 

Et quelle ne fût pas la claque que j’ai pris…. 

Ici, pas besoin de bouger (mis à part la tête), les hommes sont de vrais bluesman. Et pourtant, cela suffit à nous scotcher pendant une heure. Disposés en ligne sur le devant de la scène, batterie transparente et sur-élevée, Kadavar nous prouve qu’ils sont sérieux en live. La Deutsch Kalitat est de mise. Rien que le backline (matériel sur scène) montre que les allemands ne font pas les choses à moitié. Le son était carrément fou. Lourd, écrasant, rock, crasseux tout en étant limpide, le trio démarre avec un nouveau morceau quasiment stoner, montrant directement a qui le public à affaire. S’enchaîneront ensuite les morceaux de tous albums, nouveaux comme old-school avec une cohérence sans faille et un groove carabiné. En plein milieu de concert, Kadavar nous a gratifié d’un long passage d’environ 15 min de noise psychédélique accompagné de lumières qui donnaient une illusion de mouvement à l’immense backdrop, le guitariste/chanteur étant par terre les yeux et les mains collés à ses pédales d’effets avant de nous faire reprendre nos esprits en reprenant les morceaux groovy à souhait. 

La principale attraction du trio est bien entendu le batteur. Cheveux dans le vent du ventilateur, mouvements chaloupés, grimaces qui font peur, secouage de crâne sont de mises. On en vient même à ne plus lâcher des yeux cet immense bonhomme de 2 mètres de haut ultra carré derrière son kit. Quelle ne fût pas la joie du public présent ce jour la. Les trois hommes ont un charisme fou. Cette voix nasillarde noyée dans la réverbération et cette cette écrasante basse couplée au jeu de batterie impérial nous donnait l’impression d’être dans un club en pleines années 70. L’heure de concert passe vite.. les classiques ainsi que le rappel de plusieurs morceaux suffira à mettre d’accord le public présent ce soir la. Merci pour cette lourde épopée psychédélique. Ne ratez pas Kadavar si l’occasion se présente de les voir en salle.

Auteur : Loïc PETITNICOLAS 

 

Photos: FX Scharschmidt

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