Live Report : IGORRR + LYING FIGURES

Soirée metal à la Souris Verte… Mais aussi musette, techno, classique baroque et dub. Igorrr était de passage à Epinal cet avril 2018, avec les mélanco-death/doomeux de Lying Figures. Une soirée à ne pas louper, tant le quatuor fait parler de lui en tant que groupe depuis le recrutement récent de musiciens live : Un batteur et deux vocalistes. Qu’en était-il ?

 

LYING FIGURES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà implanté dans le paysage metal actuel, après plusieurs EP, un album et plusieurs dates à travers le pays et même en dehors, Lying Figures revient jouer sur ses terres natales, prenant le risque d’envoûter les spectateurs avant la déflagration sonore et visuelle qui suit. Amateurs de musique sombre et tourmentée (Katatonia, Paradise Lost..) vous serez ici conquis. 

Le groupe donne un concert carré et distingué. Chaque membre dégage une aura spécifique et classe qui accompagne visuellement à merveille la lourdeur et la mélancolie que dégage la musique. On se surprend à se laisser emporter par la tension parfaitement dosée des compositions, qui touche la corde sensible quand il le faut et nous brise la nuque quand cela est nécessaire.

Ce soir la, c’était la dernière date du guitariste Mehdi, qui a vu grandir le projet, mais qui s’en va re-concentrer ses activités vers son groupe Tolstoï. Une émotion palpable se dégage de cet adieu. Très bon début de soirée mais est-ce qu’on est prêts pour ce qui arrive ?

 

 

 

 

IGORRR

   Gautier Serre, aux manettes et l’homme derrière Igorrr s’est entouré de la crème des musiciens pour enregistrer son dernier album Savage Sinusoid et de trois d’entre eux pour désormais faire de Igorrr un groupe à forte identité scénique. A l’intérieur d’une salle à peine remplie qui respire, quel show allait donner le groupe dans des conditions ?

Je vous le donne en mille : Amateurs de précision, les concerts d’Igorrr sont calculés au millimètre près. On sent que Savage Sinusoid a été pensé pour la scène, ce qui n’était pas forcément le cas dans les sorties précédente, moins accessibles. Le groupe jouera d’ailleurs l’album en quasi-intégrité. Enchaînant à merveilles les compositions barrées et les déflagrations auditives. Blast beat, techno beat, accordéon musette, guitare lourde, clavecin et cuivres, il y ‘en a pour tous les goûts. Et le mieux dans tout ça, c’est que ça marche. Le public se brise la nuque sur les break metal, danse la valse sur l’accordéon, tape du pied sur l’electro. La musique fait son effet mais les lumières ne sont pas en reste. Ça oscille dans tous les sens à la mini-seconde précise avec la musique, on en prend plein les mirettes. 

La performance des musiciens aussi est impressionnante. Sylvain Bouvier (Trepalium) est bestial derrière ses fûts et cale parfaitement ses parties de bête de batterie avec les machines. Les vocalistes Laure Le Prunelec (Qui joue aussi avec Gautier Serre dans Corpo Mente) et Laurent Lunoir (Oxxö Xööx), déjà visuellement impressionnants, utilisent toutes les techniques de chant possibles et passent du chant clair au crié sans difficulté. Tout cela agrémenté de danse entre le lyrique et le primitif. les deux vocalistes se laissent la place, assurent le show avec classe, aisance et précision. Mention spéciale à Laure la vocaliste et sa maîtrise parfait du chant lyrique. Un pur régal pour les chanteurs. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur : Loïc Petitnicolas

 

Photos : Gilbert Fischer

 

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